Oncologie

Cancer du sein

Cancer du sein

Le cancer du sein représente le premier cancer du sein chez la femme, avec une incidence en nette croissance, bien plus chez les femmes jeunes que les femmes ménopausées.

Les grandes avancées à la fois diagnostiques et thérapeutiques aussi bien sur le plan médical que chirurgical, ont permis de bouleverser son pronostic et améliorer ainsi d’une grande ampleur sa survie.

Pour les formes latentes, le dépistage précoce des formes asymptomatiques représente une grande arme pour la lutte contre le développement de formes agressives. Le couple écho-mammographie est très performant dans ce sens à partir de l’âge de 45 ans, et l’IRM mammaire garde aussi une grande place pour les patientes plus jeunes avec un antécédent familial ou une prédisposition génétique (mutation BRCA).

Pour les formes patentes, les grandes sociétés savantes définissent à l’état actuel des connaissances en 2023, 3 grands sous-types moléculaires de cancer du sein. Et de ce fait, il existe plusieurs cancers du sein et non un seul cancer du sein définit selon le statut des récepteurs hormonaux RH et le statut de l’HER2 :

  • Luminal A ou B (RH positif et HER2 négatif)   
  • Triple négatif  (RH négatif et HER2 négatif)
  • Et le HER2 positif, RH positif ou négatif,

avec des différences sur le plan pronostique, thérapeutique et évolutif.

Pour les stades localisés, le traitement chirurgical dépendait auparavant sur la taille du bonnet, du volume tumoral et de la chirurgie à visée conservatrice ou pas. Dans des 20 dernières années, il y a eu un bouleversement du pronostic des stades localisés, grâce à l’introduction de thérapies ciblées anti-HER2 avant la chirurgie, adaptées en post-opératoire en fonction de la réponse avec un concept de maintenance. Pour les tumeurs triples négatives, l’immunothérapie a apporté de grands bénéfices en matière de réponse histologique et en survie. Pour les tumeurs RH+ HER2-, les thérapies anti-CDK4/6 ont amélioré également le pronostic de ces tumeurs au début pour les tumeurs de haut risque, et actuellement en 2023 pour une grande majorité de ces tumeurs quel que soit le risque de récidive.

Aux stades métastatiques, des adaptations thérapeutiques en fonction du statut des RH et de l’HER2 sont également imposées pour offrir un traitement à la carte à chaque patiente, en fonction du stade évolutif, et ce, sans oublier l’étude génétique qui est en faveur très souvent de mutations BRCA dans notre contexte marocain, pour lesquelles un traitement approprié par les anti-PARP devra être indiqué.

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