Cancer du col de l’utérus
Le cancer du col de l’utérus représente le 2eme cancer chez la femme, avec une incidence estimée à 2000 nouveaux cas chaque année.
Le programme de dépistage systématique au frottis cervico-vaginal FCV, destiné aux femmes âgées de 25 à 65 ans, a permis ces dernières années de prendre en charge plus précocement ces patientes.
En effet, la survenue du cancer du col de l’utérus, à un âge moyen de 45 ans, est étroitement liée à l’infection par HPV. Il s’agit dune infection sexuellement transmissible, liée a une infection persistante par un plusieurs oncogènes d’HPV.
Ceci sous-entend une contamination virale à un âge assez précoce, passant par une période d’infection latente à la première année, puis l’apparition de lésions cervicales jusqu’à la 5ème année, puis l’évolution vers un cancer invasif à 10 ans ou plus dévolution.
C’est ainsi que le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses par résection permet de prévenir l’évolution vers un cancer invasif. Et c’est pour cette raison que la vaccination anti-HPV est fortement recommandée à partir de l’âge de 11ans, avant le premier rapport sexuel.
La découverte de ce cancer invasif du col utérin peut être généralement faite soit au stade localisé, localement avancé ou métastatique.
Les stades localisés sont essentiellement traités par chirurgie, plus ou moins suivie d’une radiothérapie en fonction des facteurs de risque associés (embols vasculaires, taille tumorale ou invasion stromale > 1/3).
Les stades localement avancés peuvent être traités selon 2 stratégies thérapeutiques différentes qui peuvent être proposées à l’ère des connaissances en 2023. Une chimiothérapie néo-adjuvante suivie d’une Radio-chimiothérapie concomitante, ou d’une association d’emblée d’une immunothérapie à la RCC avec une maintenance après la fin de cette dernière.
L’apport de l’immunothérapie a également bouleversé le traitement et le pronostic des stades métastatiques. C’est ainsi que l’association immunothérapie et chimiothérapie trouve son grand intérêt également si le score CPS du PDL1 dépasse 1%.