Le cancer colorectal représente le 3ème cancer chez l’homme et le 4ème cancer chez la femme, et est responsable ainsi d’une mortalité estimée à 9%.
20 à 50% des patients finiront par développer des métastases, raison pour laquelle de grands progrès thérapeutiques ont été déployés afin d’améliorer son pronostic, notamment à travers la personnalisation de son traitement.
A ce jour, en 2023, les critères de choix thérapeutique dépendent de plusieurs facteurs à la fois pronostiques et prédictifs (de réponse ou non réponse), représentés essentiellement par :
Les altérations moléculaires (statut MSI et statut mutationnel du Full-RAS et BRAF V600E les plus standardisés en matière de traitement et de recherche avec des AMM et FDA).
La latéralité droite ou gauche de la tumeur primitive.
L’objectif de la stratégie en situation métastatique : curative avec une résécabilité secondaire des métastases ou palliative.
Et la masse tumorale et son profil évolutif.
C’est ainsi que l’on peut distinguer plusieurs volets thérapeutiques qui feront l’objet d’une séquence en fonction du stade :
La chirurgie de la tumeur primitive et/ou des métastases en un ou deux temps.
Le traitement systémique qui repose actuellement dès la1ère ligne métastatique sur l’immunothérapie (si profil d’instabilité des microsatellites « MSI »), les thérapies ciblées par anti-EGFR (en cas d’absence de mutation du RAS), le traitement anti-antigiogénique, et la chimiothérapie en monothérapie ou en combinaisons.
Les traitements locaux des métastases notamment par radiothérapie stéréotaxique, radiofréquence ou thermo-ablation.
La chimiothérapie intrapéritonéale associée à une chirurgie de cytoréduction maximale : celle-ci ne peut être réalisée que pour des cas très sélectionnés.
Concernant les sujets âgés, qui sont souvent fragiles et altérés, ils doivent bénéficier d’une évaluation gériatrique qui va leur conférer un score gériatrique. Ce dernier est important afin d’adapter le protocole à proposer à ces personnes tout au long de l’évolution de leur maladie.
Le stade localisé connaît également un bouleversement de sa prise en charge dans le cadre d’essais thérapeutiques qui risquent être validés dans les prochaines années. C’est ainsi que de grands efforts dans le sens de rechercher l’ADN tumoral circulant même en post-opératoire pour des petits stades sont actuellement établis. Ceci va permettre d’indiquer l’intérêt d’un traitement adjuvant afin améliorer le pronostic et de prolonger la survie globale et la survie sans progression métastatique.
Au centre d’Oncologie Al Azhar, nous disposons de l’ensemble de ces alternatives thérapeutiques et les organismes d’assurance maladie nous appuient pour offrir le traitement le plus approprié à chacun.